Gros Bec !

Même les piafs ont des complexes.

C’est ce que vous allez découvrir le 27 octobre dans mon dernier album jeunesse illustré par l’incroyable Thomas Baas et publié chez Glénat !

Albert Gros Bec, comme son nom l’indique, trouve son bec trop énorme, disgracieux, dégoutant… bref trop gros.

Sa femme, Solange Mésange l’envoie donc à Port Moresby, en Papouasie Nouvelle Guinée, Home Town des paradisiers et donc temple de la mode chez les oiseaux !

Là, il rencontre Bruno Bec-en-Sabot, Lucette Avocette, Arnaud bec-en-ciseaux et Henri Colibri Porte-Épée qui lui mettent les idées en perspective.

Je suis vraiment hyper fier de cet album que j’avais imaginé comme le petit frère de « Slurp » (Glénat déjà!) et « Le Manchot Qui En Avait Marre d’Être Pris Pour Un Pingouin » (Nathan)

Depuis tout petit, je suis passionné d’animaux et en particulier d’oiseaux. J’essaie donc d’imaginer des histoires qui abordent des thématiques universelles à travers des histoires qui nous font découvrir des espèces d’animaux peu connues. Dans Slurp, Tamanoir le fourmilier affrontait le regard des autres, Pierrot Manchot a lui un problème d’identité en rapport avec la gémellité et Albert Gros-Bec, lui doit travailler sur ses complexes.

J’attends donc avec impatience ce dernier album que je n’ai pas encore eu la chance d’avoir entre les mains !

Marché français vs Anglo-saxon

Le 26 février dernier, j’ai eu la chance d’être invité à une table ronde organisée par la Ligue des auteurs professionnels et dont le thème était : Marché français / Marché anglo-saxon. Et, truc de ouf, Pénélope Bagieu était aussi interviewé dans l’émission (mais pas en même temps que moi).

Je prends juste un peu de temps, avec beaucoup de retard, pour revenir un peu sur le sujet de l’émission. Et je précise que ce qui suit n’engage que moi et ma courte expérience (je n’ai publié qu’un livre en Angleterre : The Wolf’s Secret), il se pourrait que d’autres expériences à venir changent ce point de vue !

J’ai remarqué plusieurs différences notables entre les deux marchés :

Le commercial a plus d’importance qu’en France.

Avant de nous dire oui, le service éditorial d’Orchad Books a d’abord présenté le projet au service commercial pour que celui-ci lui dise : OK ça on peut vendre. Il y a donc une pression beaucoup plus grande du commercial. Mais ça, Clémentine Beauvais l’explique mieux que moi, et Pénélope Bagieu aussi (dans la vidéo).

Aux UK, les agents ne sont pas perçus comme des pestiférés.

J’ai eu la chance d’être représenté par l’agent de Julia Sarda. En France, les agents sont une question encore très épineuse et on entend souvent dire qu’il ne faut pas « gâcher la relation auteur/éditeur ». Je peux affirmer que c’est bien l’inverse qui arrive (ce n’était pas une découverte, étant donné que je suis représenté dans l’audiovisuel). L’agent se charge de tous les sujets qui fâchent et toi, tu es libre de pouvoir parler uniquement création avec ton éditeur. Et non seulement c’est plus agréable pour toi de ne pas avoir à passer ta journée à rédiger des mails de négo de 7 pages de long, d’avoir à insister au téléphone le front transpirant d’angoisse, mais en plus l’agent fait bien le taff puisque le notre a obtenu trois fois plus que ce qu’on nous avait proposé en France, tout en retenant des droits que je n’aurai pas su retenir si j’avais négocié moi-même.

L’avantage de l’agent c’est aussi sa connaissance du marché. Il•elle sait ce qui est raisonnable ou non en fonction de ce que tu as déjà publié, de la cible, etc. Donc non seulement il n’y a pas d’arnaque, mais pas de demande impossible non plus.

Dans l’ensemble j’ai trouvé que c’était une expérience beaucoup plus apaisée et enthousiasmante.

Pour couronner le tout, mon agent organise régulièrement des apéros zoom avec les autres auteurs. C’est pas beau ça ?

Sur ce sujet, je vous invite aussi à lire l’article hyper complet de Samantha Bailly et à visionner sa vidéo sur les agents.

Je me suis senti mieux traité par la maison d’édition anglaise dans son ensemble.

Mes expériences en France sont très diverses, puisque j’ai travaillé avec des éditrices que j’adore. Mais d’une manière globale, surtout dans les hautes sphères des patrons, on a tendance à être totalement ignorés par la grosse machine que peut être une maison d’édition et dans le système français, j’ai eu parfois la sensation d’être un fournisseur de contenu oublié aussitôt le projet terminé.

Aux UK, j’ai été intégré à toutes les étapes de création avec beaucoup d’enthousiasme et de respect. On a écouté mes remarques sans lever les yeux au ciel genre « pourquoi il nous rajoute des changements, on a pas le teeeeemps ! ». Je n’ai pas reçu soudainement un PDF de l’album tout terminé avec une validation à faire pour le lendemain « parce que tu comprends, tout est déjà validé et l’imprimeur est déjà en train de faire chauffer les machines. » Je répète : expérience pas du tout systématique en France, mais ça m’est beaucoup (trop) arrivé. Bref, moins de paternalisme, plus de respect. J’ai été considéré comme un vrai professionnel dont le savoir-faire compte, et ça change tout !

Quand la crise a éclaté, j’ai reçu un loooong mail (groupé) où la direction d’Hachette s’inquiétait de la santé et des perspectives de ses auteurs et nous partageait leurs craintes et leurs espoirs pour l’année à venir. À la fin de 2020, nouveau mail de la direction pour partager les objectifs stratégiques de la boîte, les évolutions du marché… Pour moi ça a été symboliquement très fort. En creux j’ai eu l’impression d’être considéré comme un élément important de la maison d’édition, pas cet espèce d’uluberlu-avec-qui-il-faut-bien-bosser-pour-faire-le-bouquin-mais-dont-on-se-passerai-bien.

Peut-être que cela a un rapport avec la fidélité attendue aux UK des auteurs pour leur maison d’édition comme le décrit Clémentine Beauvais dans son article ?

(À confirmer) Il paraît qu’aux USA, quand on obtient un prix… après on est mieux payé ! D’après un pote illustrateur qui travaille beaucoup avec les états unis, aux US, il y aurait des barèmes avec un effet de cliquet (clic !) : dès que tu obtiens un prix, les prochains contrats commencent à un niveau de rémunération plus élevé, on te refile pas le sempiternel « contrat standard ».

Voilà pour ce retour d’expérience !

Le Talisman du Loup est partout – et sa traductrice russe est ma nouvelle héroïne.

Alors que le Talisman du Loup fait l’objet de deux pleines pages dans le magazine Milk de novembre (avec quelques citations de Michel Pastoureau, l’un de mes héros) , J’en profite pour revenir avec vous sur un commentaire qui m’a énormément touché.

Notre traductrice russe Nina Freiman a partagé sur le compte insta de @Polyandria une analyse du conte d’une telle précision et d’une telle lucidité que j’ai même appris des choses sur mon propre texte ! Je vous propose donc une traduction (merci Google) de ce commentaire qui m’a vraiment ému :

« Le secret du Loup n’est pas vain – c’est vraiment un secret et même l’immersion la plus complète dans le texte ne vous permettra pas de prétendre que vous avez réussi à percer ce secret. Les contes suivent généralement des canons stricts, construits selon des motifs très définis. Les chercheurs ont développé des pointeurs clairs et même quelques formules qui indiquent différents groupes de contes de fées. Mais Le Talisman du Loup fuit toutes les tentatives de catégorisation comme le sable entre les doigts. »

 » Je pense qu’il est plus proche des histoires bibliques ou des mythes anciens grecs que des contes de fées traditionnels, parce que son principal motif est : « ne vous retournez pas, car si vous le faites les ennuis vont arriver ». Tournez-vous – et transformez vous en pilier de sel, retournez-vous, et votre amoureux restera dans le royaume souterrain. Mais le plus remarquable est qu’il n’y a pas de punition pour la violation des tabous dans le Talisman du Loup. Au contraire, les personnages principaux sont récompensés par le prix le plus élevé qui soit : l’amour. »

« De plus, contrairement aux contes traditionnels, il n’y a pratiquement pas de cruauté, et le loup vient à une jeune femme non pas pour la porter de force dans son monde, mais pour la réconforter. »

« Pour moi, le « mystère du loup » est que parfois les peurs vides se cachent derrière les tabous, que vous n’avez pas à craindre d’être sincère, que plus vous vous ouvrez aux autres, plus vous vous sentez proche de cette créature sauvage, plus vous aurez de chances d’être heureux. Et le plus important c’est que vous n’avez pas besoin d’essayer d’être quelqu’un d’autre. Si vous rencontrez votre homme (ou votre loup), alors il vous aimera dans votre véritable Hypostase et ne vous permettra pas de prétendre douloureusement être quelqu’un d’autre. Et même si vous voulez quelque chose de votre passé, cette chose ne disparaîtra pas, mais il participera à porter votre fardeau avec vous et vous trouverez tous les deux l’équilibre. « 

C’est franchement dingue tout ce qu’il se passe autour de ce livre. Je suis vraiment reconnaissant à Julia Sarda, Orchad et Gallimard de nous avoir fait confiance à Myriam et moi sur ce texte et, bien évidemment, du soutien de tous les lecteurs qui partagent leurs impression sur ce conte tous les jours.

MERCI !

Le secret d’une histoire de loup!

Ce conte pour enfant publié chez Gallimard Jeunesse et que vous trouvez dans vos librairies depuis octobre a une histoire incroyable.

Je l’ai écrit avec Myriam Dahman en 2014. Aidés à l’époque par Aude Sarrazin, nous contactons l’incroyable Julia Sarda pour lui demander si elle est intéressée pour l’illustrer. Seulement, Julia ne parle pas français, nous traduisons donc le texte en anglais pour lui envoyer. Inespéré : elle accepte et nous envoie deux magnifiques illustrations !

Mais à notre grande tristesse, nous ne trouvons pas d’éditeurs… Que des réponses négatives, que des silences. L’un d’entre eux s’y intéresse… il nous faut attendre un an pour avoir une proposition financière… un peu ridicule. Nous avons alors une idée : puisque nous avons traduit le texte en anglais demandons à Julia de le transmettre à son agent! C’est une idée gagnante car nous réussissons à signer chez Orchad !

Et lorsque Orchad fait le tour des éditeurs français, soudain, tout le monde veut ce livre! C’est Gallimard Jeunesse qui emporte les droits, à notre grande joie.

Au bout de 6 ans, ce livre existe donc enfin ! Il est disponible dans vos librairies à partir de 7 ans.

Bonne lecture !

Mon dernier Frigiel et Fluffy !

Salut les amis ! Voilà donc mon dernier tome de Frigiel et Fluffy : Le secret d’Oriel!

Dans ce tome vous saurez enfin tout d’Oriel, la créatrice de la magie ! Il vient conclure une incroyable aventure. Sept tomes en trois ans ! J’ai adoré collaborer avec Frigiel, nous avons formé une équipe très efficace et je suis sincèrement fier de la qualité de cette saga que j’ai pris énormément de plaisir à écrire.

Mais pour publier ces romans à ce rythme j’ai du mettre des projets personnels de côté et il est temps de les reprendre. Je passe donc la main à Olivier Gay. Ne vous inquiétez pas vous êtes entre très bonnes mains !

Merci pour votre fidélité incroyable !

Histoire de ressemblance

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Depuis hier, il y a dans vos librairies un manchot qui en a marre d’être pris pour un pingouin. C’est un album magnifiquement illustré par Christine Roussey et qui parle de ressemblance et de différence, du droit à être reconnu et non confondu, bref qui bien malgré moi, parle d’un sujet qui me tient à cœur : la gémellité.

C’est un album qui s’adresse aux enfants dès l’age de 3 ans.

Allez, je me remet à mon Tome 4 ! Bon Week end!

Un nouveau tome de Frigiel et Fluffy!

Hey,  Tête de pioche! Le Tome 3 de Frigiel et Fluffy est dispo en librairie aujourd’hui, jeudi 28 septembre 2017 !

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Je suis super fier de vous dévoiler ce Tome 3 des aventures de Frigiel et Fluffy. Dans ce livre, vous découvrirez de nouveaux biomes et Frigiel progresse encore en magie! Mais je vous laisse découvrir tout ça.

Thomas Frick a fait un travail fabuleux, je suis totalement fan de cette couverture. Et pour la sortie de nouvel opus, Slalom vous a concocté des exemplaires en édition limités des tomes 1,2 et 3 !

Si vous êtes curieux et que voulez en savoir plus, Frigiel présente ce nouveau tome sur la maintenant traditionnelle vidéo de lancement du roman sur sa chaîne youtube.

Bonne lecture !

 

Frigiel et Fluffy

Voilà mon dernier crime (il est dispo dés aujourd’hui dans toutes les bonnes librairie)

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Comme vous pouvez le constater, à part l’épée et la forêt, pas grand chose à voir avec Les loups de Sherwood. Ce tome 1 d’une série de 3 Romans jeunesse inspirés de la série Youtube Frigiel et Fluffy, se déroule dans un univers Heroic fantasy librement inspirée du jeu Minecraft.

À la suite des loups de Sherwood, j’ai reçu pas mal de propositions de collaborations et j’ai accepté celle des éditions Slalom car cela faisait un moment que j’avais envie d’écrire un roman jeunesse médiéval avec de la magie et des dragons !

J’ai en effet un passé de joueur de Donjon et Dragons (allez, j’avoue, de World of Warcraft aussi…) et j’ai toujours été fasciné par les univers Heroic fantasy.

Sur ce projet, j’ai eu la chance de collaborer avec Frigiel, le créateur de la série qui a inspiré le livre. Nous avons travaillé le scénario ensemble et Frigiel s’est montré brillant. Nos échanges ont été d’un très haut niveau et ses remarques à chaque fois extrêmement constructives. Au final, nous sommes tous les deux très fiers du résultat.

Et alors que je me plongeais dans l’écriture à proprement parler, Frigiel s’est occupé de concocter deux trucs absolument incroyables :

  1. Il a commencé par récupérer la carte de l’univers qu’on a créé ensemble et avec une équipe d’architectes/programmeurs il a recréé cette carte dans le jeu vidéo! Vous pouvez la télécharger et évoluer dedans et y jouer en visitant les lieux décrits dans le roman! http://www.slalom-editions.fr/telechargez-la-map-du-livre-frigiel-et-fluffy/
  2. Ensuite, à partir de cette carte il a concocté une bande annonce géniale qu’il présente dans cette petite vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=DNqFYbCm7eQ

Cette série en trois tomes, s’adresse aux lecteurs de 9 ans et plus (beaucoup plus même), qu’ils soient fans de Minecraft ou non.

Vous y apprendrez ce que contient le mystérieux coffre que le grand-père de Frigiel lui confie et qui semble (trop) intéresser un grand dragon noir, les points communs entre un ado et une araignée et pourquoi les squelettes préfèrent les arcs aux épées.

Pour ceux qui lisent sur support numérique, sachez que nous avons un partenariat avec la Fnac et qu’il y a donc du contenu bonus à l’intérieur ! 14 pages de plus sur le monde et des illus inédites. http://recherche.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=Frigiel+et+fluffy&sft=1&sa=0

Nicolas

 

Premier roman : le bilan 5/5

Alors que la déferlante de la rentrée littéraire s’apprête à emporter les tables des libraires (et mon livre avec) sous ses 560 nouveautés, j’ai décidé de revenir sur ce qui m’a le plus marqué dans cette expérience du premier roman en cinq articles dont voici les thèmes :

  1. LA question récurrente : « Tu as mis combien de temps à l’écrire ? »
  2. Baby blues
  3. Un roman si sombre ?
  4. Découverte : cet autre en moi.
  5. Première radio : l’effroi.

5. Première radio : l’effroi.

Je ne m’y attendais pas ! Une radio !! Lors de la promo du livre, RTL m’a invité à son émission la curiosité est un vilain défaut. Cette émission diffusée à 20 h sur la chaîne mêle efficacement érudition et pédagogie.

Ici partie 4/4 : http://www.rtl.fr/culture/medias-people/la-france-gourmande-dans-la-curiosite-7783303205

J’accepte l’invitation avec un sentiment immédiat de panique. Je vais devoir tenir 35 minutes sur mon roman… en direct. Chaud, pour une première.

Je passe un temps fou à relire mes recherches (merde, c’est quoi la date du couronnement de Richard Cœur de Lion déjà ?) J’essaie de rédiger des notes pour parler du livre, de mes personnages.

Et là, c’est le mur.

Je n’arrive à rien dire sur mon texte. J’essaie vainement de trouver des formules, des analyses fines à la Bernard Pivot et je deviens absolument insupportable avec mon amoureuse qui tente pourtant bravement de m’aider.

Quand le jour de l’interview se lève, je suis fatigué. J’ai en main, une vingtaine de fiches complètes, de couleurs différentes en fonction des thèmes.

La journée passe… lentement.

L’attaché de presse m’attend à l’accueil de la radio. On nous dirige à travers un labyrinthe de couloirs et de studios pour arriver devant celui où Thomas Hugues et Sidonie Bonnec interrogent Dorian Malovic, un monsieur barbu incollable sur l’amour en Chine.

Il assure Dorian. Il fait des blagues et il a zéro fiche. Moi, avec mon pauvre verre d’eau de l’autre côté de la vitre, je balise. Je relis mes fiches avec autant d’efficacité que mes cours d’Allemand avant le baccalauréat.

Et puis, sans que je l’aie vu venir, c’est à moi.

On me fait entrer dans la salle. On m’assoit à la place de Dorian. J’étale mes fiches. Je respire pour reprendre confiance.

Je m’attends à une mini explication sur la manière dont ça fonctionne, quand je peux parler, etc. Mais non. Le générique s’enclenche et VLAN, première question.

J’essaie de parler lentement. Je suis ultra conscient de moi-même. Je m’embarque dans des phrases dont je n’ai aucune idée de la fin. Je suis obligé de changer en cours de route. J’oublie où je voulais en venir.

Heureusement, sur les deux écrans je découvre que je ne suis pas filmé. Ouf. Je peux regarder mes fiches sans soucis.

L’émission se déroule bien malgré tout. On parle assez peu de mon roman et beaucoup du Mythe de Robin des bois.

Je sors lessivé. Les 35 minutes sont passées en un clin d’œil. Je regrette déjà ces phrases que je n’ai pas pu placer. Mais C. me félicite. Mon amoureuse aussi, qui m’apprend que j’étais bien filmé, en direct. Mais bon à priori ça s’est bien passé. Personne n’a entendu aussi clairement que moi mes hésitations et cafouillages.