Premier roman le Bilan 3/5 + 4/5

  1. Alors que la déferlante de la rentrée littéraire s’apprête à emporter les tables des libraires (et mon livre avec) sous ses 560 nouveautés, j’ai décidé de revenir sur ce qui m’a le plus marqué dans cette expérience du premier roman en cinq articles dont voici les thèmes :
    1. LA question récurrente : « Tu as mis combien de temps à l’écrire ? »
    2. Baby blues
    3. Un roman si sombre ?
    4. Découverte : cet autre en moi.
    5. Première radio : l’effroi.

 

3. Un roman si sombre?

À ma plus grande joie, mon roman est tombé entre de très bonnes mains. Deux critiques, notamment, ont su en parler bien mieux que je ne saurais le faire.

Il y a eu la très belle critique de L’albatros : http://www.nicolashouguet.com/2016/05/les-loups-de-sherwood-de-nicolas-digard.html

Et la tout aussi juste critique de Garoupe : https://garoupe.wordpress.com/2016/05/09/les-loups-de-sherwood-nicolas-digard-service-de-presse/

Ces deux papiers m’ont vraiment touché, ils m’ont même inspiré quand il a fallu parler du roman à la radio et en dédicace. (J’ai honteusement volé quelques formules). Car c’est pour moi aussi compliqué de parler de mon travail que de vous dire pourquoi on s’enthousiasme toujours autant pour les immondes décors en plastique du film Le magicien d’Oz.

Ces deux critiques m’ont aussi révélé une partie de moi-même. Je me sentais au plus près de la réalité en écrivant ce roman. Je le savais sombre, mais je n’avais pas mesuré à quel point il l’était.

Peut-être suis-je plus pessimiste que je pensais l’être.

Merci à Garoupe et l’Albatros. Je les relis souvent, ces deux critiques (surtout avant les salons).

 

4. Découverte : cet autre en moi

L’écriture de ce roman a été une expérience étonnante. Je parlais plus tôt de la musique de l’écriture.

C’est un terme que j’aime, car pour moi, les phrases doivent sonner juste. Parfois, je cherche un synonyme juste pour ajouter une syllabe à une phrase qui sonne faux. Quand j’écris, je suis à la recherche d’un rythme. Ce n’est pas moi qui décide. Il m’appelle. Tant que ça ne sonne pas juste, je le cherche.

Et quand enfin, le texte sonne juste, quelque chose d’étrange se produit. J’ai à la fois l’impression d’être proche de moi-même, de ressentir une harmonie entre qui je suis et mon texte.

Et pourtant…

Pourtant, cette voix me semble très différente de qui je suis dans la vie quotidienne. Cette voix grave, sèche, économe, virile, c’est presque mon contraire. Moi qui suis d’un naturel bavard et jovial (avec une pointe de pessimisme et de paranoïa, ne nous mentons pas).

Alors, qui est cette voix ? Est-ce mon moi en devenir ? Mon moi refoulé, secret ? Faut-il la réveiller ou la laisser dans les livres ?

Nicolas

2 commentaires

  1. garoupe dit :

    Touché ! Merci…

    1. ndigard dit :

      Non, c’est moi! Sans vous nous serions invisibles!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s